Ce qui devait arriver arrive. Pour juguler les premiers assauts de la crise, les pays touchés ont dépensé l’argent public sans compter. Les déficits ont augmenté, faisant sauter en Europe les barrières du Traité de Maastricht. Aujourd’hui, c’est le retour du bâton. Les marchés financiers, constatant la montée de ces déficits, commencent à se manifester. Les taux d’intérêt demandés aux Etats emprunteurs réputés les moins solvables se tendent. | source : www.pauljorion.com
Aujourd'hui, ces quartiers sont un désastre urbain, un désert. Les propriétaires insolvables ont déjà vu leur villa saisie ou sont menacés d'expropriation et les commerçants partent les uns après les autres. Pour les rares habitants qui restent, la situation est inextricable : leur villa ne vaut plus que 40 % ou 50 % du prix payé, ils n'ont pas commencé à rembourser le capital et n'entrevoient aucune perspective de revalorisation de leur bien. De plus en plus nombreux sont ceux qui "se tirent" - walk away, dit-on ici. Bien que solvables, ils cessent, en toute légalité, de rembourser leur emprunt. Que la banque se débrouille ! Le prêteur récupère la maison et les "propriétaires", eux, sont libérés de leur dette.
Des Fairfield, il y en a partout aux Etats-Unis. Au total, 11 millions de ménages, soit 23 % des emprunteurs immobiliers, sont actuellement under water (sous la ligne de flottaison), c'est-à-dire disposant d'un appartement dont la valeur est inférieure au montant emprunté. Cett | source : www.lemonde.fr
Le feu nourri contre les comptes bancaires suisses abritant les avoirs de contribuables étrangers ne baisse pas en intensité. Les Etats-Unis, l’Italie, la France et l’Allemagne font tout pour casser le secret bancaire suisse. Pour l’économiste bâloise Mascha Madörin, son sort est joué. | source : www.swissinfo.ch
Instaurer des règles maladroites pour encadrer la finance fait peser le risque de voir se développer un système bancaire de l’ombre, hors du contrôle des régulateurs, avertit Patrick Odier, le président de l’Association suisse des banquiers (ASB), rencontré à Davos. | source : www.swissinfo.ch
Excédés par les pratiques scandaleuses de leurs banques qui ne cessent de leur pomper de l'argent pour un motif tordu ou un autre, des milliers d'Américains se sont mis à déserter les « big six » (Bank Of America, JP Morgan Chase, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Wells Fargo, Citigroup) en transférant leur pécule dans de petites banques régionales. | source : www.rue89.com
Dans les milieux financiers, on annonce même que les records d’avant la crise seront battu. Les détails seront connu dans les semaines à venir, au fur et à mesure que seront publiés les résultats 2009 des banques.
Cela alors que surgit l’inquiétude de voir la machine financière repartir de pus belle et nous faire aller dans le mur un seconde fois. De nombreux experts le prédise : l’envolée des bourses n’est qu’un feu de paille et le retour aux bénéfice ne va pas durer. La chute de la prochaine crise sera plus dure encore, sinon même irréversible. Une inquiétudes qui est renforcée par la liquidation des stock-options de la plupart des patrons d’entreprises françaises du CAC 40 en fin d’année dernière (lire à ce sujet notre article du 7 janvier dernier).
Ainsi, le monde de la finance estime qu’il a suffisamment repris des couleurs, avec l’argent des contribuables et la bénédiction de la maffia mondiale du G20, pour s’arroser à nouveau de milliards de bonus. | source : www.mecanopolis.org
Un article de la dernière livraison de l’hebdomadaire Le Canard enchaîné relève une situation pour le moins troublante. En pleine euphorie boursière, alors que l’année se termine sur une hausse de 22% du CAC 40 et qu’une nouvelle progression de 10 à 15 % est prévue par une majorité des analystes en 2010, la plupart des grands patrons se sont empressé de lever leurs stock-options afin de les revendre. Plusieurs fonds d’investissement, qui ont observé ces mouvements, ont fait de même. Ces manœuvres pourraient bien indiquer que nous sommes à l’aube d’un nouveau crash boursier. | source : www.mecanopolis.org
Qu’est-ce à dire? La valeur de la monnaie doit diminuer pour que les Etats puissent s’endetter plus rapidement. On y parvient en mettant toujours davantage de monnaie en circulation, comme le fait actuellement le Royaume-Uni («quantitative easing»). Toutefois, l’Etat ne retire pas les liquidités excédentaires du marché comme il l’avait promis. Il en résulte que la croyance en la valeur de la monnaie fléchit et que chacun réclame davantage de monnaie pour ses produits. Les prix montent, mais non les salaires. Nous devrons donc travailler plus longtemps pour recevoir les mêmes prestations pour notre argent. Il s’agit donc d’une réduction indirecte des salaires. En bon français, on peut dire que l’argent est passé de notre porte-monnaie à celui de quelques autres personnes. | source : www.horizons-et-debats.ch
Bob Herbert, éditorialiste du New York Times, sinsurge devant le scandale de linsolente richesse retrouvée par ceux qui nont dû leur survie quau prix dun sauvetage qui a ruiné lEtat, alors même que la grande majorité de ses concitoyens lutte pour parvenir à joindre les deux bouts ou à conserver un toit. « Nous ne pouvons pas continuer à transférer la richesse de la nation à ceux qui sont au sommet de la pyramide économique - ce que nous avons fait depuis environ trente ans - tout en espérant quun jour, peut-être, les avantages de ce transfert se manifesteront sous la forme demplois stables et dune amélioration des conditions de vie de millions de familles qui luttent pour y arriver chaque jour, » sexclame-t-il, avant de conclure quaujourdhui, il faudrait être « fou » pour continuer à croire à ce « conte de fée. » | source : contreinfo.info
Bank of America, en revanche, est une vraie banque. Avec, pour clients, M. et Mme Tout-le-Monde... lesquels sont en train de faire faillite. Ils ne peuvent rembourser leurs factures. Ou du moins ils sont si nombreux à ne pas pouvoir payer leurs dettes que Bank of America en est pour un milliard de dollars de sa poche en pertes sèches sur leurs prêts.
Le Los Angeles Times rapporte de son côté que "les licenciements continuent de grimper en Californie". Le chômage dans le comté de Los Angeles a atteint les 12,7%.
De Los Angeles, on apprenait aussi que des millions de mètres carrés d'espace de bureaux restent inoccupés. Nous ne savons pas à qui appartiennent tous ces espaces vides. Mais nous pouvons imaginer qui a prêté l'argent pour les construire : les grandes banques.
Prêter de l'argent à des clients est une façon difficile de gagner sa vie. Plus on prête, plus on gagne... jusqu'à ce qu'on prête trop. Ensuite, on ne gagne plus rien. | source : www.la-chronique-agora.com