L’Union européenne est en train de mourir. Ce n’est ni une mort violente ni une mort tragique mais une longue agonie, si lente que nous pourrions un jour regarder de l’autre côté de l’Atlantique pour nous apercevoir que le projet européen - que nous prenions pour un fait acquis depuis plus d’un demi-siècle - n’est plus.
Le déclin de l’Europe est en partie économique. Un grand nombre de pays européens ont payé un lourd tribut à la crise financière et le niveau d’endettement des Etats et les incertitudes planant sur les banques du continent ont de quoi inquiéter. Ces calamités ne sont pourtant rien comparées à la propagation d’une maladie autrement plus grave : de Londres à Berlin en passant par Varsovie, l’Europe connaît une renationalisation de son paysage politique, chaque pays se raccrochant désormais à sa souveraineté qu’il était auparavant prêt à abandonner à la réalisation d’un rêve collectif. | source : www.presseurop.eu
Certes, le discours prononcé à Grenoble par Nicolas Sarkozy le 30 juillet 2010, assimilant immigration et délinquance, remettant en cause les conditions d'appartenance à la nation et ouvrant la chasse aux « indésirables », doit beaucoup à des calculs à courte vue, dans un contexte médiatique particulièrement difficile pour le pouvoir, avec le développement incontrôlé d'affaires qui jettent une lumière crue sur la gangrène du capitalisme à la française et de ses relais politiques. Certes, l'État de droit demeure, tout comme les textes fondamentaux qui empêcheront l'application de la plupart des mesures annoncées - ce que le président et son ministre de l'Intérieur savent pertinemment.
Pourtant, on aurait tort d'analyser cette transgression seulement comme une mesquinerie tactique ou une faute morale due à la panique du président et de ses conseillers. Car cette transgression se situe dans une continuité et s'appuie sur des forces à l'œuvre depuis plusieurs décennies déjà, dont il n'est | source : arsindustrialis.org
Dans son programme présidentiel de 2007, le Parti socialiste annonçait des « services publics confortés ». Mais, quand il fut au pouvoir, le PS a surtout conforté leur démembrement. Le Plan B passe le balai dans le grenier des fausses promesses. | source : leplanb.org
La co-production des services publics a besoin de devenir grand public estime le dernier rapport du NESTA britannique en faisant des recommandations pour réussir la transformation des services publics. | source : www.nesta.org.uk
Benjamin Bayart, président de FDN, décortique pour Ecrans le rapport sur la neutralité du net commandé par NKM. "Le principal effet d’Hadopi c’est de déplacer le téléchargement de Bittorrent vers Megaupload ou autres, d’un système parfaitement lisse qui ne pose pas de problèmes en terme de réseau, à un système complètement centralisé, qui crée des points de congestion artificiels qui ne devraient pas exister ! Et ça, c’est un point de conclusion qu’on a forcément en tête en lisant le rapport et qui n’est pas tiré parce qu’il est complètement contraire à la politique du Gouvernement." (...) " Le prétexte de la congestion est vrai, techniquement. Mais il est totalement disproportionné." (...) "Si on veut être présent sur le marché des services, il faut que le réseau reste ouvert. Sinon, à court terme, ça ne profitera qu’aux puissants en place. C’est-à-dire à Google. Parce que ses concurrents n’apparaîtront pas. La fermeture du réseau tend à affirmer les positions dominantes actuelles." | source : www.ecrans.fr
La corruption politique en Europe est (re)devenue le feuilleton de l’été. Confrontés aux révélations colportées par la presse, les gouvernements de la Vielle Europe fustigent voire musèlent un espace médiatique dont ils redoutent l’influence. Toutefois, la tendance est partagée. Si en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Pologne, les enquêtes médiatiques poussent les gouvernements à la démission, en France et en Italie, l’information n’a pas d’odeur. | source : www.cafebabel.fr
De même, les réserves de fer et de cuivre seraient susceptibles de faire de l'Afghanistan, l'un des pays les plus pauvres de la planète, un des principaux producteurs mondiaux.
"Il y a là-bas un potentiel stupéfiant", a déclaré au New York Times le général David Petraeus, chef des forces américaines en Irak et en Afghanistan. "Il y a bien sûr beaucoup de +si+", a-t-il ajouté.
"Mais je pense que, potentiellement, c'est d'une immense portée", a conclu le général.
La découverte a été faite par une petite équipe de géologues et responsables du Pentagone, en s'appuyant sur les cartes et les données collectées par les experts miniers soviétiques durant l'occupation par l'URSS de ce pays dans les années 1980. | source : www.france24.com
Il est de plus en plus évident que l’UE apparemment si forte au niveau économique n’est qu’un colosse aux pieds d’argile et, outre son manque de légitimation démocratique connu depuis longtemps, on en voit maintenant le talon d’Achille au point de vue économique, ainsi qu’en rapport avec ces deux points névralgiques que sont avant tout deux autres défauts importants: le manque d’honnêteté et la violation des principes de l’Etat de droit.
Après la Seconde Guerre mondiale, les êtres humains voulaient en Europe en finir pour toujours avec l’ère des guerres effroyables sur le continent. Au lieu de cela, les peuples et les Etats d’Europe devaient pouvoir s’entendre en menant une vie communautaire prospère pour tous. L’UE et ses organisations précédentes ont abusé de cette aspiration fondamentale de l’être humain et l’ont écrite sur leurs drapeaux, bien qu’il se soit agit et s’agisse en fait, dès le début, de tout autre chose. | source : www.horizons-et-debats.ch
Exercer sa vigilance citoyenne est désormais à portée de clic de tout internaute. Depuis hier, le collectif Regards citoyens a mis en place une vaste opération de « crowdsourcing », afin d’identifier et surtout de cartographier les lobbyistes qui œuvrent à l’Assemblée nationale. En clair ici, utiliser les capacités (et la tendance à procrastiner ?) d’un grand nombre d’internautes pour abattre une tâche à première vue fastidieuse. | source : www.ecrans.fr
Recommandé parmaelis le 09/08/10 12:19
| permalien
Vous vous souvenez de Jacques Chirac ? Mais si : un grand chauve, avec une vilaine en tailleur à côté et un sac à main. C'était un président, je crois. Un jour, il avait dit "Il y a dans ce pays... Une fracture", et il parlait de la fracture sociale. Sur le fond, d'ailleurs c'était pas faux. C'était juste drôle que ce soit lui qui le dise.
M'enfin, c'est pas vraiment le sujet de cet article. Je me vois contraint d'utiliser la même formule pour noter l'apparition d'une autre fracture : celle de l'accès à l'information. | source : merome.net